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 Réalisation  Tomoki Kyoda  Nb. Episodes  50
 Production  Bones / Beez  Sortie Japon  Octobre 2005
 Musiques  Naoki Sato  Sortie USA  Avril 2006
 Chara Design  Kenichi Yoshida  Sortie France  Septembre 2006


    "Ne demande jamais rien. Fait tout à ta manière. C'est la seule façon de réussir ce que l'on fait !" Tel sont les mots d'un héros décédé nommé Adrock Thurston.
    Dans un monde ou les armes de pointe sont de fameux Mechas nommés LFO, Renton Thurston, 14ans, fils d'Adrock, vie avec son grand-père et rêve de surfer (faire du reffing 'surf aérien') sur les vagues de "Trappa" qui régissent ce monde. N'ayant jamais rien eu d'intéressant dans sa vie, il a le sentiment qu'un jour les choses pourrait bien changer.

    Fervant fan de Holland le génie et de son vaisseau le Gekkostate, qui écrit son journal préféré, le Ray=Out, il se met en tête de réussir comme Holland, le "Cut-back-Drop-turn" à 14ans. Il voûe une attention toute particulière a la phrase de ce génie : "Peu importe où tu es né, ce que tu désires toujours est devant toi"; car son objectif n'est autre que "coller" un "Cut-back-Drop-turn" à un LFO et d'un jour devenir Grand !
    Alors qu'un héritage laissé par son père nommé "Compac Drive" ne cesse d'afficher le mot "E U R E K A", un LFO connu sous le nom de Nirvash Type Zero, vaint suite a un conflit, chez Renton et son grand père mécanicien, laissant sortir de l'appareil une jeune fille nommée Eureka, membre d'équipage du Gekkostate, recherché par Holland, qui apparaît avoir eu comme professeur un Héros nommé Adrock...

    Le début de l'histoire apparaît comme assez original, mais ce n'est que le début des aventures de Renton, où son cercle d'amis et d'ennemis grandira considérablement. Les rebondissements seront au rendez-vous, surtout lorsque l'on sait que Renton est capable de produire le phénomène du Seven Swell...



    Musicalement : Vous aimez le simple qui percute ? Le son qui vous renvoie en enfance et vous rappelle combien la vie peut être belle ? Vous êtes accros aux soirées déprimes et vous ne jurez que par la sensation ? Votre tympan fébrile ne supporte qu'une bande sonore de qualité ?
    Alors cette musicalité est faite pour vous ! L'Anime entâme fort avec son premier opening Days, du groupe FLOW qui a déjà travaillé par la suite sur Code Geass. Pourtant on pourrait dire qu'il démarre justement trop fort. Et oui, malheureusement cet opening en dévoile trop sur l'anime qui ne demande qu'a être découvert pas à pas avec émotion.
    Pourtant, on en oublie vite ce bémol en écoutant le second générique, Shounen Heart de Home Made Kazoku, qui produit souvent des sont hip-hop ou parfois encore Rap/R&B comme il nous le montrent encore une fois, riche vocalement comme visuellement, on en demanderait presque plus et ce générique nous lance de suite dans l'anime que nous avons hâte de dévorer.

    Parlons maintenant des musiques de fond, des OST qui nous intéressent particulièrement.  Réalisées en grande partie par Naoki Sato, elles sont des plus convaincantes !
    Qui peut avouer apres les avoir tant écouté, pleuré a chaude larmes, serré fort un coussin tout doux, frappé dans le vide ou encore crié à en perdre toute corde vocale, que ces musiques ne sont pas transcandentes ? Ne serait-ce qu'en écoutant à plein volume un Noaki Sato - Gekko-Go en voyant notre Gekkostate partir pour une nouvelle mission pleine d'entrain, nous poussant interieurement comme un "ALLEZ!!! GO GO GO GEKKO-GO!!".
    Nous saurons aussi aduler tout ces moments rythmés de LFO servis par un New Deal - Trance Ruined ou encore un Ryukyudisko - Acid Track Protoype qui nous donne tant envie de voir onduler du corps, ou, revenons dans l'anime, d'ésperer un combat massivement complexe.
    Chaque musique a sa propre émotion et chaque émotion a son propre personnage, comme le montre cette série de musiques qui sait si bien nous entrainer dans la tristesse, dans la joie, la compassion, l'émotion, la turbulence ou encore la douceur.

    Vocalement : Qui aurait cru que le caractère d'Holland serait si maîtrisé, on dirait que Keiji Fujiwara a bien fait son boulot, mais il n'est pas seul. Yuko Sanpei et Kaori Nazuka, les doubleuses d'Eureka et Renton (et oui, l'interprète de Renton est une fille), jouent parfaitement leur rôle, on sent facilement l'insouciance de Renton et la droitesse mais aussi la timidité d'Eureka dans n'importe quel petit mot prononcé même si pour certains cela peut être lassant car trop "posé" ou pas assez "changeante".
    Chaque personnage est en somme bien choisi même si on ne peut que s'empêcher au début de dire de Michiko Neya, doubleuse de Talho, que sa voix est trop grave. Pourtant au fil de l'anime on s'y fait si bien qu'on est persuadé que personne ne peut la remplacer tant elle sait si bien recadrer Renton ou encore rétablir la situation.
    Concernant la VF, étant produite par Beez, on nous propose donc un travail de qualité, avec des voix s'adaptant là aussi aux personnages, notamment Circé Lethem qui joue Renton, ou encore Esther Afflalo dans le rôle de Eureka.


    Eureka 7, un titre, une aventure, de la sensation mais aussi des défauts.
    Comme on le sait maintenant, cette série nous emporte dans le l'univers Mechas, mais lequel ? Malheureusement il n'y a que trop peu de LFO différents, qu'ils soient militaires ou autres, bien que leurs design plutot arrondi soit plaisant. Souvent trop rapprochés visuellement bien que différents, nos bons vieux Mechas n'apportent pas à la série une différence qui pourrait jouer en sa faveur.
    On notera dès la premiere image du changement de Talho qu'elle est négligée, si bien que ses yeux changent de qualité à chaque épisode, il en est de même pour le changement d'Eureka.

    Parlons des décors, des paysages ou du monde en lui même. Là encore, on ne voit que trop peu de différence entre chaque lieu, à croire que le monde est  partout le même et qu'il ne pleut que rarement voire jamais.
    On sent comme une baisse de qualité en s'enfonçant dans les épisodes au delà de la vingtaine, et ça en devient un peu chagrinant car cette série mérite un travail soigné de toute part

    Toutefois, cette série mérite que l'on parle d'elle, ceux qui n'aime pas forcément les Mechas pourront facilement s'intégrer à l'histoire et aux personnages voire même aux Mechas et en sortir ne sachant dire que "Mechas, mechas mechas!". Il n'y a pas finalement de grand scénario prévu d'avance, on avance pas à pas dans l'aventure, toujours aromatisée d'humour et de sentiments, et on ne s'en plaint pas. On sent parfois une atmosphère trop relachée et des secondes qui s'écoulent comme des heures mais ce n'est pas si mal car finalement Eureka 7 n'est pas que Mechas. Les personnages ont tous une personnalité attachante et sont tout compte fait la force de cette série.
    Graphiquement il n'y a pas grand chose à dire, paysagement il est vrai que la couleur est au rendez-vous, bien qu'un peu monotone de temps à autres et que le dessin reste accrocheur, pourtant dans le Gekko-Go les couleurs et le design laissent parfois à désirer, trop de vert par ci, pas assez de lumiere par là, parfois trop sombre ou bien encore dans le même ton. Néanmoins tout ceci reste "optionnel" ou encore "fictif" face a la qualité des combats, des Seven Swell, des attaques coraliennes et autres.

    On notera pour quelques bémols lorsqu'il sagira de détails, de crédibilité ou bien "d'heureux hazard" mais Eureka 7 n'en reste pas moins, un anime qui daigne à être découvert d'urgence.


    Eureka 7 (Seven), n'est pas sans défauts, certes, mais les qualités que possède cet anime sont tellement bonnes et uniques que cela en fait une série à connaître absolument, fan de Mechas ou non.
    La série est disponible en DVD en France, produite par Beez. Après avoir été plutot bien classé à l'Anime Grand Prix 2006, Eureka 7 a su trouver son public surtout pour la fraîcheur qu'il apporte dans son domaine.

Article rédigé par Folken.